taux de clics de merde

La loi des taux de clics de merde ou d’abord ça marche, et puis ça ne marche plus

J’ai adoré cet article sur la loi du « taux de clics de merde » inventée par un des « vétérans » de la Silicon Valley, Andrew Chen, qui s’occupe des investissements dans les sociétés qui œuvrent sur les marchés de grande consommation chez le Venture Capitalist Andreessen Horowitz ou a16z.

Je l’ai adoré, car je trouve qu’il explore assez bien les raisons de la frustration que nous avons probablement tous déjà vécue quand nous essayons d’utiliser la méthode de conversion qui fonctionne parfaitement bien sur un petit échantillon à l’échelle. 

Sa théorie, basée sur pas mal d’exemples, part du principe que dans la durée, quelle que soit la stratégie marketing, elle aura des retours en perdition.

Quelques-unes des raisons d’un taux de clics de merde :

  • Une des premières raisons d’une réponse à une sollicitation est la nouveauté, car les humains sont naturellement curieux. Mais par définition, une nouveauté est inévitablement limitée dans le temps, et par conséquent, le pourcentage de clients potentiels qui répond à votre sollicitation se réduit dans la durée 
  • Vous êtes le premier sur un marché ? Cela aussi ne dure pas, et par conséquent, vous vous partagez l’intérêt de votre cible entre les différents acteurs, donc mathématiquement, il en reste moins pour vous !
  • Quand vous passez à l’échelle, mécaniquement les prospects ciblés seront (un peu) moins ciblés, donc répondent moins à votre sollicitation

Andrew Chen donne de très beaux exemples sur chacun des thèmes, par exemple avec les publicités sur les sites web, des emailings, …

Alors, comment agir contre ce phénomène ?

Andrew Chen donne quelques pistes de travail dans son article, car, je cite :

Je l’appelle une loi, bien sûr, parce que je crois vraiment que c’est une forte attraction gravitationnelle sur tout le marketing sur le Web. Vous ne pouvez pas l’éviter, et à bien des égards, il est contre-productif d’essayer.

Fondamentalement, il dit qu’il faut accepter un taux de clic en déperdition dans la durée, même si on peut travailler à l’optimiser, bien entendu.

La seule solution : trouver la prochaine nouveauté, le canal de marketing nouveau, la prochaine proposition qui surprend…

A méditer, non ?

Merci aux 57 lecteurs de cet article !

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